En Août 2014, j’annonçais sur la communauté Facebook le traitement de chimiothérapie que j’allais entamer en demandant un petit mot de soutien, question d’avoir le sentiment de ne pas être seul. Ça a plutôt bien fonctionné et j’ai écrit un deuxième mot de remerciement.

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C’est le moins qu’on puisse dire, je ne m’exprime que très peu sur ce phénomène planétaire nommé « Facebook ». Cependant Je souhaite profiter de cet outil pour me faire un peu de bien.

 Quand les médecins auront fini de me faire croire qu’ils sont toujours en train de relire mon dossier, bref, quand ils l’auront retrouvé… j’entamerai mes séances de chimio pour soigner mon petit cancer, surtout qu’ils m’ont tous promis une guérison totale. Je n’ai aucune raison de ne pas les croire, vu la parfaite organisation de leur service.

 Plaisanterie mise à part, j’ai la chance d’avoir choisi le cancer le plus facile à guérir. Donc, je n’ai pas d’angoisse de ce côté-là, d’autant que je suis moi-même persuadé du bon « happy end » de cette aventure.

 Mais la chimio, c’est pas rigolo et j’ai moins de mots pour faire le beau.

 En plus simple, j’ai le mental qui bouillonne un peu et je me demande comment je vais être croqué. Alors, s’il vous prenait l’envie d’une simple pensée, d’un bisou envoyé au vent, d’un petit « j’aime », d’un petit mot, d’un sourire à la prochaine personne que vous allez croiser, d’un battement d’ailes d’ange, d’un rayon de soleil, d’une lumière étincelante, d’un « à ta santé » à votre prochain apéro ou tout autre geste de belle énergie à votre convenance, je décide de prendre tout ça dans mes poches pour le jour J pour dire à monsieur Chimio: « Même pas mal… »

Publié sur Facebook le 2 août 2014

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Il a fallu que je teste tous mes pantalons. J’ai passé tout mon dressing, revu les Jean’s, les « à pinces », les droits, les joggings, les velours côtelés, passé les vieux modèles démodés, j’ai même ressorti les pantalons devenus trop larges au fil des années (bon d’accord, dans lesquels je ne rentre plus…).

 Finalement, je me suis résigné à investir dans du neuf. Cependant, mon problème ne s’est pas résolu, loin de là. Que ce soit Burton, la halle aux vêtements, Kiabi, Celio ou Grobidon, aucun ne proposait le modèle tant désiré.

 Alors, je suis retourné dans mon armoire et j’ai sorti mon plus beau pantalon. Je l’ai repassé à nouveau, en conscience, avec délicatesse et juste ce qu’il faut de vapeur. Puis je l’ai plié comme il se doit, tendrement, simplement. Je suis allé voir une couturière avec des mains aux ailes d’ange et qui lie tout avec des fils d’amour et je lui ai dit:

 « Il faut me faire des poches beaucoup plus grandes et tant pis si les fonds dépassent en bas. J’ai reçu tellement d’encouragement, d’amour, de mots de soutien, de pensées positives, qu’il me faut bien ça pour tout emporter. »

 Punaise, ça fait du bien! Merci à vous tous!

Publié sur Facebook le 13 août 2014

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